La fin du 2.0 ?

4 mai 2011   //   par Atchik-Services    //  Pas de commentaires

moderation

On a beaucoup fantasmé sur la participation des internautes avec l’avènement du web 2.0. Si les audiences sont effectivement au rendez-vous, il faut bien reconnaître que la qualité des contenus produits sur les plateformes d’échange et de partage est en général très médiocre. Didier Pourquery, rédacteur en chef du Monde magazine, brocardait à juste titre dans un édito récent le nouveau style « corbeau-parano-venimeux » qui se répand sur la toile et dans de nombreux commentaires. Mais la faute à qui ? Les nouvelles pratiques conversationnelles, portées par l’idéologie libertarienne dans laquelle s’est forgé l’esprit du net, ne sont pas, ou très peu, encadrées. De plus en plus d’acteurs ont maintenant pris conscience des dérives auxquelles conduit l’absence de toute régulation du nouvel espace public numérique. Cette question du contrôle d’internet est LA grande question du moment (Hadopi et la lutte contre le téléchargement illégal, la consultation publique sur la neutralité du net, Facebook et le respect de la vie privée, la question de l’anonymat…). Autant il paraît effectivement illusoire de vouloir contrôler totalement la toile (même un Etat totalitaire comme la Chine n’y parvient pas), autant l’idée d’écarter a priori tout projet de régulation semble discutable sauf à accepter qu’Internet devienne une zone de non-droit.


Au cœur de ces problématiques sur la maîtrise du net, les services de modération s’emploient à réguler les conversations. Comment procèdent-ils ? Les nouvelles solutions techniques de filtrage automatique sont-elles performantes ? Quelles sont les responsabilités légales des éditeurs ? Quels sont les risques liés à la publication de contenus illicites pour les contributeurs ? Autant de questions auxquelles la société toulousaine Atchik Services, pionnier de la modération en France, apporte son expertise en s’employant à trouver des solutions qui respectent toutes les contraintes sans nuire à la liberté d’expression. Mais la tentation est forte en ce moment chez de nombreux éditeurs de jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous gérons en moyenne entre 35 et 40 millions de message par mois dans le monde entier pour de grands comptes. Avec l’augmentation exponentielle des échanges sur Internet, la modération doit effectivement faire face à de nouveaux défis qui modifient en profondeur sa fonction. De simples censeurs au début des années 2000, les modérateurs deviennent des médiateurs et des animateurs du débat public sur le territoire numérique. Soyons clair : l’enjeu aujourd’hui n’est plus tellement de protéger les éditeurs des risques de poursuites mais davantage de se porter garant de la qualité des contenus en développant chez les internautes et mobinautes de nouveaux comportements. C’est en tout cas la vision que nous avons de notre métier et pour laquelle nous avons développé des solutions innovantes. Si la modération a un avenir, il est là et derrière cet enjeu, c’est clairement une partie de l’avenir du 2.0 qui se joue actuellement…


Eric


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