E-commerce et auto-entreprenariat

6 déc 2010   //   par Atchik-Services    //  1 Commentaire

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La vente par Internet connaît une véritable montée en flèche depuis 2007. D’après une étude réalisée par la FEVAD (fédération du e-commerce et de la vente à distance), au premier trimestre 2010, les ventes sur Internet progresseraient de 30% en France. L’enquête a été réalisée sur 67000 sites actifs. Cette croissance s’avère supérieure aux attentes dans la mesure où celles-ci chiffraient à +25% pour la même période en 2009.
De plus, le panier moyen des transactions est à la hausse de + 4% pour atteindre 93€. Les Français ont en effet réalisé plus de 77 millions de transactions au cours du premier trimestre 2010, soit déjà 28% des transactions totales pour l’année 2009. A noter que cette hausse s’inscrit dans un contexte global d’amélioration de croissance pour le commerce de détail (+ 2,7%).
 
Avec des chiffres aussi encourageants, on peut aisément comprendre que de plus en plus de particuliers tentent l’aventure de l’e-commerce, notamment en devenant des « auto entrepreneurs ».
C’est le cas de Christelle Pageron qui vient d’ouvrir sa propre boutique en ligne « Raymond IV, le vide-grenier de la mode » basée dans la ville de Toulouse.
Cette jeune auto entrepreneuse du net a accepté de répondre à quelques questions afin de nous faire part de son expérience :
 
En quoi consiste votre boutique Raymond IV ?
C.P : Je vends des vêtements et accessoires d’occasion pour femmes. Je propose des articles que j’ai moi-même chinés et les mets en vente sur mon site Internet.
 
Quelles sont les démarches à suivre pour devenir auto entrepreneur et créer son e-commerce ?
C.P : C’est une démarche personnelle, auto entrepreneur. J’aime la mode et je ne voulais dépendre de personne. Avec l’aide d’un ami développeur, j’ai eu droit à un site Internet gratuit, ça aide. Du coup je suis allé à la chambre de commerce et en 2h mon statut était créé. On a mis en place des conditions générales de vente bien en règle pour faire les choses bien. J’ai du aussi apprendre à faire de la photo pour illustrer les articles du site. On m’a aidé à créer une cage de lumière pour faire un petit studio chez moi. Et puis, il y a eu également une grosse étape de traitement des vêtements que j’ai récupéré…Tri, lavage, cordonnier pour les chaussures, etc.
 
Pourquoi avoir choisi le e-commerce ?
C.P : C’était surtout parce que c’était faisable économiquement. Je n’ai pas eu besoin de bail ou d’emprunt à la banque. En plus ça m’offre une grande liberté… Le magasin est toujours ouvert comme ça. Et puis je peux m’en occuper toute seule c’est un grand avantage. J’ai aussi une autre activité d’assistante d’éducation à mi-temps que je cumule grâce à ce statut d’auto entrepreneur. Ca me permet d’avoir un fixe, c’est une sécurité.
 
Un grand nombre d’articles au sujet des boutiques en ligne mentionnent l’importance d’avoir « un petit plus » pour pouvoir attirer les clients, qu’en pensez-vous ?
C.P : Pas forcément, je dirais surtout qu’il faut une identité. Je propose mon produit avec mon style. Je trouve justement les grandes marques un peu fades, j’ai voulu me démarquer ne serait-ce qu’au niveau des photos qui illustrent mes articles. Je fais des photos avec des bénévoles qui portent les vêtements, ce n’est pas présenté sur un cintre ou un mannequin. C’est avant tout du vintage et de la recup’, quelque chose de familier. C’est de l’occasion donc je joue sur la transparence, les clients peuvent me retourner un article si ils ne sont pas satisfaits, en plus c’est la loi, ils ont 7 jours ouvrés pour me retourner un article.
 
Comment gagnez-vous la confiance des clients ? On sait que parfois ils ont quelques réticences à acheter sur le net.
C.P : On a choisi une grande banque et les clients ne payent que par carte bancaire. J’ai aussi proposé un numéro de téléphone et des formulaires en cas de questions sur certains produits ou paiements, c’est plus sûr. J’utilise également une page Facebook pour être au plus proche de mes clients et leur laisser prendre la parole en cas d’insatisfaction. Je ne suis pas comme les grosses boutiques en ligne, chaque client a droit à un traitement à part et je m’engage pour qu’il soit satisfait à 100%.
 
Quels sont les moyens utilisés pour diffuser l’existence de votre e-commerce ?
C.P : J’ai fais récemment un communiqué de presse dans les réseaux locaux de la région. J’essaye de faire mon trou dans les blogs et forums féminins pour entrer en contact avec des clients potentiels mais ce n’est pas toujours évident. Je m’efforce aussi de beaucoup communiquer pour agir sur le référencement de ma marque via Google. J’ai aussi fais des cartes postales par exemple, elle sont distribuées pendant des événements liés à la mode. Et bien sur, le bouche à oreille qu’on ne remplacera jamais et qui me vaut quelques fans de plus sur Facebook à chaque fois.
 
Avez-vous des partenaires ou prestataires pour assurer le fonctionnement de la boutique ?
C.P : Il y a beaucoup de personnes solidaires autour de moi qui m’ont permis de tout mettre en place. Toujours avec les moyens du bord, mais en s’investissant à fond. J’aime l’idée qu’on travaille ensemble et que ce soit avant tout une aventure humaine. Certes j’ai des compétences mais je ne sais pas tout faire, il faut être assez ouvert d’esprit pour laisser les autres mettre leur grain de sel dans Raymond IV. Tout est une question d’envie de toutes façons, il faut être réactif et savoir saisir les opportunités de partenariat quand elles se présentent.
 
Comment voyez-vous l’avenir de votre e-commerce, plutôt comme une petite entreprise ou souhaitez vous un développement massif de votre activité ?
C.P : Personnellement je veux surtout pouvoir en vivre pour l’instant. C’est trop tôt pour parler de développement même si j’en ai vraiment le désir, avoir des employés, devenir plus important… Avant tout, il faut que ça reste mon entreprise, mon plaisir, je ne veux pas brusquer les choses et risquer de me perdre dans mon projet. Raymond IV me permet de me projeter dans l’avenir et de faire ce que j’ai vraiment envie de faire, d’être moi-même.
 
Retrouvez toutes les infos concernant « Raymond IV, le vide-grenier de la mode » sur : http://www.raymond4.com/ et la page Facebook : http://on.fb.me/gr54jC
 
Rémi


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1 Commentaire

  • Wahoo! La Grande Classe!!!

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