Vers un « social commerce » ?

4 avr 2011   //   par Atchik-Services    //  Pas de commentaires

social commerce


La société américaine Gartner a publié récemment une étude au sujet de l’avenir du marketing dans laquelle elle affirme que d’ici 2015, 80% des dépenses personnelles des utilisateurs seront influencées par la publicité via les médias sociaux et mobiles. Toujours selon Gartner, la publicité classique (dite « de masse ») ne fera plus partie de la stratégie des annonceurs à long terme. En effet, les consommateurs semblent plus enclins à apprécier la publicité personnalisée reçue via les médias sociaux et leur téléphone portable. A contrario, ceux-ci deviennent de plus en plus hermétiques aux campagnes de masse présentes sur les médias traditionnels.


En 2014, 6.7 milliards d’appareils seront connectés à Internet. Autant d’occasions pour les annonceurs de fidéliser un public qui ne réagira vraisemblablement plus à la publicité de masse. Ce média qui favorise l’interactivité des marques avec le consommateur est très logiquement adopté par les entreprises. Fini alors les sollicitations intrusives des publicités d’antan (e-mailing, liens publicitaires, etc), place à une invitation en douceur aux produits et services adaptés aux pratiques du consommateur.

La publicité géo-localisée via mobile (bien qu’effrayante actuellement pour le consommateur) risque de devenir le prochain vecteur de dialogue entre la marque et son client. Mais également, le bouche à oreille, fortement renforcé par l’interactivité et le partage des utilisateurs via les médias sociaux, sera un second vecteur de la révolution du e-commerce. D’ores et déjà, en offrant des réductions et bons plans, les marques tentent de forger un noyau de consommateurs fidèles afin de préparer cette transition et bénéficier du partage des bonnes impressions via les différentes plateformes sociales.


En France, des freins subsistent


Même si d’après Forrester Research l’impact du e-commerce est de plus en plus prégnant (un tiers des ventes en magasin seront influencées par le web d’ici 2012), de nombreux commerçants échouent face au « social commerce ». Leurs tentatives sur les médias sociaux majeurs tels que Facebook s’avèrent en effet peu payantes par rapport aux investissements qui y sont consacrés. Est-ce un manque de connaissance des pratiques à adopter au sein des médias sociaux ? Est-ce un problème d’adaptation aux tendances du Web social en mouvement permanent ?


Peut-être un peu des deux. Rappelons le, investir les médias sociaux ne s’improvise pas, il convient de ne pas bruler les étapes. Il est clair qu’avoir une excellente connaissance des nouvelles pratiques liées au Web 2.0 est plus que requise, sinon, autant laisser cette partie de la communication à des professionnels. Dans un second temps, les solutions d’e-commerce misent en place par les marques et revendeurs sont effectivement peu adaptées aux nouvelles tendances des médias sociaux.


Quels outils pour optimiser son commerce en ligne ?


De nombreuses solutions existent aujourd’hui pour gérer au mieux sa communication Web ainsi que sa faculté d’adaptation aux nouvelles tendances dans le cadre du e-commerce. Prenons l’exemple de Facebook, qui a su en quelques temps flairer l’opportunité et mettre en place les propositions adaptées. Des outils comme Bookset, Payvement ou encore shoptab aident à concevoir sa boutique en ligne personnalisée et intégrée au réseau social. Reste à savoir si le « F-commerce » a un avenir. Gageons que le potentiel viral du réseau social peut-être extrêmement attractif pour une marque. Cependant, en plus du frein technique que représente Facebook (le développement de la boutique n’est pas évident), les utilisateurs ne sont pas encore habitués à consommer sur le réseau social (ils ne devraient pas tarder à s’y mettre).


Il existe également des solutions telles que Hybris B2C Commerce permettant de gérer commentaires, impressions, partages d’expériences des consommateurs, en vue d’une amélioration du portefeuille produit du commerçant. L’avantage ? Une réduction immédiate des coûts du service client grâce à un logiciel qui centralise de façon efficace les questions et réactions du consommateur. De plus, cet outil devient un vecteur publicitaire privilégié dans son potentiel à présenter les nouveaux produits et l’image de la marque.


Une révolution en marche


L’Internet se présente aujourd’hui comme un média dans lequel on ne peut pratiquer la « vente pure » et c’est tant mieux. Il s’agît pour les marques et annonceurs de s’adapter aux nouvelles pratiques des consommateurs initiées par la révolution du Web 2.0. Comment ? En mettant en place une stratégie efficace autour d’outils et technologies adéquats. Si le futur « social trader » n’est pas sûr de son coup, nous ne pouvons que lui conseiller de bien s’entourer afin de tirer pleinement avantage des opportunités offertes par le commerce en ligne.


Rémi


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